Après quatre semaines agitées, le platine a atteint son niveau le plus bas depuis le début de l’année (à 892 $ l’once le 9/08). S’en est suivi un léger sursaut (913 $ le 11/08), mais éphémère, puisque l’once retombait vite à ce même prix (892 $ les 15 et 16/08). Une rechute prélude à un rebond, qui a vu l’once de platine enregistrer plusieurs séances de hausse consécutives (clôturant notamment à 912 $ le 18/08, puis 947 $ le 25/08) et s’apprécier au total de plus de 6 % en une semaine.
Dans le même temps, le palladium a connu un parcours en dents de scie. Parti de très bas lui aussi (à 1 231 $ le 8/08), il reprenait des couleurs, avec une progression de 5,44 % en l’espace de trois belles séances (à 1 298 $ le 11/08). Mais c’était pour dégringoler aussitôt, les trois journées suivantes le faisant plonger de 6,78 % (à 1 210 $ le 16/08, un nouveau plus bas historique). Ce comportement volatile du palladium se confirmait ensuite (1 245 $ le 21/08, 1 281 $ le 23/08 et 1 225 $ le 25/08).
L’industrie fait grise mine
Cette persistance de prix bas pour les deux platinoïdes est extrêmement préoccupante pour le secteur minier. Les résultats des grands groupes s’en ressentent déjà. Sibanye-Stillwater, également impacté par des problèmes d’infrastructures dans ses mines américaines, a ainsi annoncé des profits en recul de 53 % pour le premier semestre 2023.
Même chose pour Northam Platinum, qui souffre par ailleurs d’une augmentation des coûts de fonctionnement de ses mines sud-africaines et évalue à 12,5 % la baisse de ses profits annuels. Implats, enfin, indiquait fin juin que ses revenus avaient connu sur un an une diminution estimée autour de 40 %.
L’avenir de la production en question
Les choses ne vont pas mieux pour le géant russe Nornickel. La baisse du prix des métaux clés, dont le platine et surtout le palladium, a en effet provoqué une chute de ses revenus (-20 % sur un an). Conséquence, ils ont dû restreindre leurs projets d’investissements, amputés de près d’un milliard de dollars.
De façon générale, cette baisse de rentabilité devrait à terme ralentir la mise en exploitation de nouveaux sites et occasionner la fermeture de certains sites existants. C’est pourquoi, interrogé par Mining Weekly, Paul Dunne, le PDG de Northam Platinum, s’inquiétait il y a peu d’une possible « contraction drastique des approvisionnements miniers ». Si le monde considère réellement ces métaux comme critiques et stratégiques, alors les marchés devraient, de son point de vue, jouer un rôle incitatif qui vienne soutenir la pérennité du secteur. « Faute de quoi, prévient-il, la production de platinoïdes primaires à l’échelle mondiale pourrait rapidement décliner. »
Sujet(s) : Analyse des Cours
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