Publié le 9 mars 2026

Platine et palladium : le secteur automobile leur déclare (à nouveau) sa flamme

Depuis l’avènement des véhicules électriques, la rupture semblait consommée entre le secteur automobile et les platinoïdes. Fin février, à la surprise générale, l’étincelle a rejailli.

Il y a quinze jours, nous posions la question : et si le repli des cours du platine et du palladium n’était qu’une pause ? Février vient d’apporter un début de réponse. Vers le 15 du mois, le platine tombait à 2 000 dollars l’once, le palladium à 1 600.

Deux semaines plus tard, ils ont regagné entre 10 et 15 % : fin février, le platine clôture à 2 373 dollars, le palladium à 1 792. Est-ce l’effet Saint-Valentin ? Le secteur automobile a en effet choisi le mois des amoureux pour renouveler ses vœux et adresser aux platinoïdes une déclaration en bonne et due forme.

Stellantis renoue avec le diesel

Vous pensiez le diesel enterré ? Stellantis vient de lui redonner vie. Le 16 février, le groupe officialise le retour du gazole sur au moins sept modèles de sa gamme européenne .

C’est un revirement spectaculaire pour le constructeur automobile, qui avait juré une fidélité exclusive au tout-électrique d’ici 2030. Berlingo, Peugeot Rifter, Opel Combo, Peugeot 308, Alfa Romeo Giulia et Stelvio : voilà autant de retrouvailles annoncées avec le moteur à gazole.

Pourquoi un tel retournement ? La logique de cette reconquête tient en une phrase. Les constructeurs chinois, qui frôlent les 10 % de parts de marché en Europe, n’ont aucune offre diesel. Stellantis réouvre un front où ses rivaux sont tout simplement absents. Et le prix est un argument de poids pour convaincre les acheteurs : un Opel Combo diesel est 35 % moins cher que sa version électrique. Chaque modèle diesel réintroduit dans un catalogue, c’est un besoin en catalyseurs qui se maintient et une demande en platine qui se consolide.

Les hybrides, nouveaux amoureux transis des PGM

Le 25 février, l’Association internationale des métaux du groupe platine publiait une démonstration frappante : les catalyseurs PGM permettent déjà aux hybrides d’atteindre des niveaux d’émissions proches de l’air ambiant . Et les tests n’ont pas été réalisés dans un laboratoire aux conditions optimisées mais dans la vraie vie : en ville, sur autoroute, dans un col de montagne.

Vous trouvez ça anecdotique ? Regardez les chiffres. Les hybrides représentent déjà plus de 10 millions de véhicules dans le parc européen. Et chacun consomme davantage de PGM qu’un thermique classique. Loin d’assécher la demande en platine et palladium, l’essor des hybrides la nourrit, l’entretient, la prolonge. Entre le retour des modèles diesel et le développement de nouveaux catalyseurs hybrides, on semble très loin d’une fin de la love story entre le secteur auto et les platinoïdes.

Sujet(s) : Analyse des Cours

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