Publié le 22 oct. 2019

Du jamais-vu !

Le palladium s’est hissé à un nouveau record la semaine dernière. Ce métal très précieux, utilisé à 80% dans l’industrie automobile, vaut deux fois plus cher que le platine. Une première !

Brexit, guerre commerciale, ralentissement économique… Il n’en fallait pas plus pour que le Fonds monétaire international (FMI) abaisse ses prévisions de croissance mondiale. L’organisation basée à Washington estime que la hausse du PIB va se limiter à 3 % cette année, contre 3,6 % en 2018, ce qui constituera son rythme le plus lent depuis la crise financière de 2009. Malgré cela, les cours des métaux précieux ont continué leur ascension, en particulier le palladium. Le métal, qui entre dans le processus de fabrication des pots catalytiques de véhicules à moteur essence, a touché (encore) un record à 1.784,94 $ le jeudi 17 octobre, en plein imbroglio autour de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Selon les experts, le métal continuera de grimper au cours des mois à venir. « Le récent rallye du palladium a été tiré par les fondamentaux plutôt qu'un intérêt spéculatif, selon les analystes d'Australia & New Zealand Banking Group. Vu que le marché est susceptible de rester tendu dans un avenir prévisible, nous estimons qu’il y a encore beaucoup de place pour une hausse des prix. » Les cours du palladium pourraient atteindre 1.924 $ sur le marché spot d’ici un an, à en croire un sondage mené auprès des participants à la conférence de la London Bullion Market Association à Shenzhen, en Chine. Depuis le début de l’année, le palladium affiche désormais une performance de 41 %, contre « seulement » 19 % pour l’indice phare de la Bourse de Paris, Cac 40.

Moteur hybride

Sur cinq ans, le prix du métal a plus que doublé. « Le marché va se retrouver en déficit pour la huitième année consécutive », confirme un expert des matières premières, qui considère que le cours du platine (le cousin du palladium) pourrait être, de son côté, soutenu par la décision des groupes miniers sud-africains – c’est là qu’il est essentiellement produit - de rationaliser leur outil de production. La montée en puissance des véhicules électriques et hybrides, sous la pression des contraintes écologistes, va entretenir la demande pour les deux métaux. « Il faut en effet entre 10 à 15% de platine et de palladium supplémentaire pour construire un moteur hydride que pour un moteur thermique, explique Benjamin Louvet, gérant matières premières chez OFI AM cité par Boursorama. Les métaux précieux bénéficient d'une conjoncture des plus favorables tout en offrant une bonne visibilité pour les années à venir et ce d'autant plus que taux réels resteront bas. » En attendant, le platine, que l’on retrouve dans les pots catalytiques des véhicules à moteur diesel, doit se contenter d’un gain de 11,5 % depuis le 1er janvier. Celui qu’on n’avait pas vu venir, c’est le rhodium. Ce métal blanc argenté très robuste est employé en bijouterie, en miroiterie et comme catalyseur, notamment dans les véhicules à moteur essence. Il a la particularité de ne pas s’oxyder à l’air, sauf à son point de fusion. Depuis le 1er janvier, il a fait un bond impressionnant de 125%, à 5.550 $. Et là encore, la tendance devrait se poursuivre, avec, bien sûr, quelques à-coups liés à des prises de bénéfices de la part de ceux souhaitant empocher une partie de leurs gains.

Les cours des matières premières sont clairement orientés à la hausse, avec, toutefois, des différences de performances entre les métaux. Saviez-vous que le pot catalytique de votre véhicule en regorge ? Les équipes d’Autocycling se tiennent à votre disposition pour vous aider à réaliser les meilleurs arbitrages.

Sujet(s) : Analyse des Cours
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