Le métal très demandé dans le secteur automobile a inscrit un nouveau record en début de semaine. Le platine, lui, reste à la peine malgré les coupes de production en Afrique du Sud. 

Record ! Après sa formidable envolée du mois de septembre, le palladium, que l’on retrouve dans la fabrication des pots d'échappement catalytiques des véhicules à moteur essence, a continué de progresser plus doucement en octobre, avant de bondir lundi 22. Ce jour-là, le prix du métal blanc a établi un nouveau plus haut historique et puis encore un autre le 23 octobre, à 1.152,54 $ en séance. Il bat ainsi son précédent record en date de janvier 2001, à 1.100,50 $... A cette époque, les cours du palladium avaient profité, entre autres, de la spéculation du marché concernant un manque de disponibilité du métal et les arrivages en provenance de Russie. Cette semaine, ce sont encore des inquiétudes sur les livraisons russes, sur fond de sortie des Etats-Unis du traité nucléaire de 1987, qui ont dopé les cours. 

Si l’on ne peut pas exclure que les investisseurs prendront quelques bénéfices sur le palladium, la tendance de fond reste haussière. Pourquoi ? Tout simplement parce que les fondamentaux du secteur sont très bons : la demande automobile est forte, notamment dans les pays émergents, la Chine et l’Inde en tête, et la mise en place de mesures anti-pollution s’accélère partout dans le monde. Cela va donc favoriser le palladium, dont les cours pourraient rapidement dépasser les attentes des analystes. Pour rappel, Goldman Sachs, rejoint par Morgan Stanley et Citigroup, estime que l’once de palladium pourrait grimper à 1.200 $ d’ici le deuxième trimestre 2019. Autre preuve supplémentaire que le métal blanc a la cote : les paris haussiers sur le palladium sont à leur plus haut niveau depuis quatre mois chez les hedge funds.

Le palladium bientôt plus cher que l’or ? 

L’écart entre le prix du palladium et l’or se réduit chaque jour un peu plus, même si le métal jaune a profité, ces derniers jours, des tensions pour reprendre des couleurs. Cela est peut-être passé inaperçu mais le 11 octobre, l’or a connu sa plus belle journée depuis deux ans : il a gagné 2,88 %. De nombreux spéculateurs à la baisse ont débouclé leur position. Une semaine plus tard, le métal précieux s’échange à 1.230$ l’once.   

L’écart entre l’or et le rhodium demeure, en revanche, significatif : 1.350 $ en faveur du second. Soit plus du double. Si le rhodium, qui se négocie à 2.580 $ l’once, est très apprécié en bijouterie, notamment pour les boutons de manchette, il doit surtout son envol aux pots catalytiques, dans lesquels il permet une diminution des émanations de gaz. 

Un métal échappe à ce mouvement général de hausse : le platine, qui est fréquemment utilisé dans la fabrication des pots catalytiques des véhicules à moteur diesel. Fin octobre, l’once de platine se traite à 832 $, soit un niveau identique à celui du début du mois (830 $). Sur le trimestre écoulé, les prix n’ont augmenté que de 1,7 %, signe que les coupes dans la production en Afrique du Sud n’ont, pour l’heure, pas donné le résultat escompté. Les professionnels du secteur du platine ne semblent guère optimistes pour la suite. Preuve en est, ils parient de plus en plus sur le minerai de chrome pour redresser leur rentabilité. 

Le palladium est au sommet ! C’est peut-être le bon moment pour vendre votre pot catalytique. Autocycling est là pour répondre à toutes vos questions et vous permettre de réaliser les meilleurs arbitrages.