Cours du Palladium

Les platinoïdes, dont les principaux débouchés sont l’industrie, notamment automobile, ont connu un parcours en dents de scie ces derniers mois. Après une phase de consolidation, le palladium a rebondi, tandis que la tendance reste lourde sur le platine.

Le palladium, qui s’était offert l’exploit de surclasser l’or, en toute fin d’année 2018, puis de poursuivre son ascension jusqu’à atteindre, en mars, le record de 1.614,88 $, fait, depuis, le yo-yo. Après un recul de plus de 4% en mai, les cours du métal, qui entre dans le processus de fabrication des pots catalytiques des véhicules à moteur essence, ont regagné du terrain entre le 1er juin et le 17 juin, à 1.463 $. Ils ont même enregistré leur plus gros gain hebdomadaire en 14 mois. Mais la tendance de fond reste fragile à court terme, au point que les analystes commencent à douter du fait que le pallidum conservera son titre de métal le plus performant en Bourse pour la troisième année d’affilée. La raison principale ? les multitudes rebondissements dans l’affrontement commercial entre Pékin et Washington. Autre sujet d’inquiétudes : les ventes de voitures neuves ont baissé à un rythme record en Chine au cours du mois de mai. Or, il s’agit du premier marché automobile mondial !

Sur le long terme, toutefois, la demande en palladium restera soutenue en raison, pêle-mêle, du déficit du marché, de l’introduction de normes plus strictes en matière d'émissions des véhicules et de la préférence marquée des consommateurs pour l’essence. Une grève dans les mines sud-africaines pourrait également soutenir les prix à plus court terme. Selon KC Chang, économiste principal chez IHS Markit, le prix actuel du palladium reflète les attentes à long terme de la demande, bien avant la demande physique réelle. Par conséquent, il conseille d’acheter uniquement en fonction des besoins, en attendant que les prix baissent au second semestre de 2019.

Selon un récent rapport du premier raffineur mondial Johnson Matthey, publié en mai, la demande en palladium de la part de l’industrie automobile a rallié un nouveau record de 8,72 millions d’once, en hausse de 2% sur un an, alors même qu’il y a eu un léger ralentissement du marché des véhicules essence.  

Le rhodium poursuit sa progression

De son côté, le platine, qui intervient dans le processus de fabrication des pots catalytiques des véhicules à moteur diesel, connaît une tendance lourde. Les cours évoluent autour des 800 $ l’once, non sans avoir touché au préalable, fin mai, un plus bas sous les 790 $. Côté projections, ce n’est guère encourageant, d’autant que les constructeurs Toyota et Hyundai ont décidé, et sont parvenus, à réduire l'utilisation du platine dans les modèles de véhicules à pile à combustible les plus récents. 

Concernant, enfin, le rhodium, qui est le principal catalyseur pour les émissions de dioxyde d’azote des véhicules automobiles, sept fois plus efficace que le palladium, et pour lequel il n’existe pas de substitut, les cours ont fait un pic à 3.500 $, matérialisant un gain légèrement supérieur à 40% depuis le 1er janvier, selon les données disponibles sur le site Johnson Matthey. C’est bien plus que le palladium (+16 %) et bien plus encore que le platine (+ 0,5 %).

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