droit image : Hi-Res Images of Chemical Elements

La configuration demeure très divergente au sein de la famille des platinoïdes. Les cours du palladium ont affiché un nouveau record à 1.280$, à la mi-décembre, tandis que l’once de platine se négocie sous les 800$. La mise au banc du diesel continue de profiter aux véhicules essence et aux échappements catalytiques à base de palladium.

C’est incontestablement le métal le plus précieux de l’année 2018 : le palladium. Ce métal blanc utilisé par l'industrie automobile dans les pots catalytiques des véhicules essence a gravi un nouveau sommet, le 19 décembre, à 1.280,48$ l’once. Du jamais-vu ! Depuis le début de l’année, il s’est offert une hausse de 18,7%, quand le Cac 40, à Paris, recule de 11,6% et le Dow Jones à New York de 4,5%. Cela confirme, s’il en était besoin – car vous êtes désormais des habitués de cette chronique – que le palladium était le métal sur lequel parier en 2018. Les hedge funds, qui ont fait de la spéculation leur métier, ne s’y sont pas trompés : ils misent tous largement sur une progression des cours du métal. Tandis que la Chine, qui en est le plus gros acheteur, en aurait stocké une certaine quantité.

L’essor de l’hybride profitera au palladium

Un autre élément explique cette envolée : la forte volatilité des prix. Depuis le creux de la crise financière de 2008, les cours du palladium ont été multipliés par 8 ! Et par 11 comparé aux plus bas niveaux enregistrés en 1996. Dès lors, une question se pose : est-il trop tard pour se positionner sur le métal favori des constructeurs automobiles et investisseurs ? Probablement pas. Goldman Sachs rappelle que l'offre mondiale restera inférieure à la demande en 2019. Par ailleurs, la montée en puissance des véhicules hybrides favorisera le palladium car, en réalité, la majorité de ces voitures devrait utiliser des motorisations essence et non diesel.

Pour rappel, un véhicule 100% électrique n’a pas de pot catalytique, un véhicule hybride (PHEV ou HEV) en est équipé.

Prises de profits sur le rhodium

Pendant que le palladium atteint des sommets, son cousin, le platine, continue de broyer du noir. A la veille de Noël, l’once se négociait à 794$, en baisse de 14,3% sur un an. Le salut de ce métal, qui reste essentiellement utilisé dans les pots d’échappement des véhicules diesel, ne viendra que de sa substitution au palladium, devenu trop cher. Or, la modification des chaînes de montage chez les fabricants automobiles en vue d’utiliser du platine dans les véhicules essence prendrait 18 à 24 mois au mieux en raison des délais de R&D et des demandes d’homologation.

De son côté, le rhodium a testé un plus haut à 2.600$ au début du mois de décembre mais il semblerait qu’il éprouve, pour l’heure, des difficultés à aller plus haut. Hedge funds et producteurs ont procédé à quelques prises de bénéfices, ce qui a eu pour effet de ramener les cours à 2.480$. « Le rhodium a réalisé une belle course, et donc prendre des profits en fin d’année n’est pas habituel », fait observer un spécialiste des matières premières. Rien ne dit alors que le mouvement haussier ne reprendra pas en 2019.

Si vous cherchez des liquidités en cette fin d’année, vous pouvez profiter des récents records du palladium pour vendre le pot catalytique de votre véhicule à essence. Autocycling est là pour vous conseiller et vous aider à réaliser les meilleurs arbitrages.