Publié le 18 janv. 2019

Palladium : mais jusqu’où ira-t-il ?

La différence de performance dans la famille des platinoïdes s’accentue, entre le palladium qui signe record sur record et les cours du platine qui peinent à s’extirper de la zone des 800 $.

Cours du palladium

Platinoïde star de l’année 2018, le palladium a démarré 2019 sur les chapeaux de roue. Le métal très convoité pour la fabrication des pots catalytiques des véhicules à moteur essence a pulvérisé un nouveau record au-delà des 1.400 $ l’once, à 1.43929 $, le jeudi 17 janvier. 

En comparaison des plus-bas du mois d’août, le palladium enregistre un rebond impressionnant de 67 %, laissant loin derrière lui l’ensemble des autres matières premières. En 2016, il s’était déjà apprécié de 22 %, puis de 56 % en 2017 et de près de 19 % en 2018. Si les cours ont poursuivi leur ascension, surpassant, de temps à autre, ceux de l’or, c’est en raison de la forte baisse des stocks. Et selon les analystes, ce déficit va persister au cours des prochaines années. 

Pékin au chevet de l’automobile

Un autre élément profite au palladium : les mesures de soutien au secteur automobile annoncées par la Chine. Pour la première fois en 30 ans, les ventes d’automobiles ont reculé l’an dernier dans le pays, de l’ordre de 2,8%, selon les chiffres de l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM), dont une chute de 13% rien qu’en décembre. « Grâce aux mesures prévues par le gouvernement, la croissance du marché automobile pourrait atteindre 7% cette année », estime Patrick Yuan, analyste chez Jefferies. Les consommateurs qui avaient différé leur achat dans l’attente d’une baisse de la TVA sur les petits véhicules pourraient être tentés de profiter de ces mesures. 

Si l’on se réfère à l’analyse graphique, le mouvement haussier va se poursuivre. L’once de palladium pourrait même atteindre les 1.588 $ en cas de franchissement durable du seuil des 1.350 $. En l’inverse, en cas de rupture, l’once est susceptible de redescendre à 1.196 $, voire 1.064 $ dans un scénario plus noir. 

Vers un rebond du platine ?

En ce qui concerne le platine, la désaffection des investisseurs se confirme jour après jour. Le cours de ce métal, qui entre dans le processus de fabrication des pots catalytiques des véhicules à moteur diesel, oscille autour des 800 $, dans une marge de plus ou moins 20 $, depuis un mois. Les prix n’ont jamais été aussi faibles relativement à l’or, avec un ratio platine/or de seulement 0,62 fois, contre 2,41 fois au début des années 2000. 

Le désamour des constructeurs automobiles pour le diesel, une moindre demande de la part de la joaillerie, notamment chinoise, et le surplus de l’offre expliquent cette situation. Mais à court terme, un rebond n’est pas exclu. Les opérateurs pourraient profiter de la faiblesse des prix pour mettre un peu de platine en portefeuille. « Lorsque le prix du platine se situe entre 800 $ et 900 $ l’once, cela limite la quantité de production qui est présentée. Je pense que cela exerce une pression à la hausse sur les prix du platine à l’approche de 2019 », écrit un analyste, soulignant que certains groupes sud-africains ont déjà fermé des mines non rentables. Il table sur un prix moyen de l’once à 930 $ cette année et 960$ à la fin de l’année. ABN AMRO voit l’once à 988 $ à la fin de l’année, Commerzbank 900 $ et Natixis anticipe un cours moyen de 875 $.

Une question ? Spécialiste du rachat de pot catalytique, Autocycling et toute son équipe se tiennent à votre disposition pour vous aider à réaliser les meilleurs arbitrages. 

Sujet(s) : Analyse des Cours

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