Publié le 18 avr. 2019

Le palladium reprend son souffle après son marathon

Dans sa folle course aux records, le palladium a été stoppé net. Le cours du métal a subi des prises de bénéfices, mais les fondamentaux demeurent solides. Les investisseurs semblent être devenus un peu plus favorables au platine.

Cours du palladium


Baisse de régime ou éclatement de la bulle ? La question mérite d’être posée après la récente et brutale chute du palladium. Comparé à son plus haut historique établi le 21 mars 2019 à 1.614,88 $, le palladium, qui rentre dans la fabrication des pots catalytiques des voitures à essence afin de réduire la toxicité des gaz d'échappement, a dévissé de 14,5 % pour tomber à 1.347,03 $ le 28 mars. 

Ce jour-là, comme la veille, le métal a subi des baisses quotidiennes de l’ordre de 100 $… Depuis, il a remonté la pente sans toutefois parvenir à franchir le cap des 1.400 $. Le 15 avril, l’once se traitait à 1.365 $. Ce retournement soudain, qui fait suite à une ascension spectaculaire (+22 % en 2016, +56 % en 2017, +16 % en 2018) a de quoi faire frémir les investisseurs. 

« Une catastrophe »

Les commentaires de Mark Cutifani, le directeur général d'Anglo American, un des principaux producteurs de palladium au monde, ne sont peut-être pas étrangers à cette dégringolade. Alors même qu’il soulignait l’existence d’une bulle, les investisseurs ont liquidé leurs positions spéculatives. L’annonce par Norilsk Nickel du projet South Cluster et d’une augmentation de sa production de platinoïdes par an a encore enfoncé le clou. Pour ne rien arranger, le PDG du groupe Sibanye-Stillwater, Neal Froneman, a appelé les constructeurs automobiles à travailler sur des technologies permettant de substituer le platine au palladium dans les pots catalytiques afin de contrer une pénurie du second. « Notre inquiétude est qu’on se réveille un jour et qu’il n’ait plus suffisamment de palladium, a-t-il lancé. Ce serait une catastrophe. » 

Si certains oiseaux de mauvais augure parient désormais sur une baisse prolongée des prix du palladium, il faut garder en tête le déficit persistant entre la production et la demande et le délai nécessaire – peut-être deux ans – pour trouver les techniques permettant une substitution au platine. 

« Des signes de vie » 

Ce dernier retrouve un peu de lustre, même s’il connaît quelques à-coups. A 880 $ l’once, après un pic annuel près de 916 $, le prix du platine est en hausse de 10,6 % depuis le début de l’année. « Les cours du platine montrent des signes de vie », écrit, un brin ironique, l’agence de presse financière Bloomberg. Les gérants en ont pris note, les hedge funds et les spéculateurs aussi. Les positions acheteuses sur le métal, qui entre dans le processus de fabrication des pots catalytiques de véhicules à moteur diesel, ont grimpé en flèche. Le consensus des analystes recueilli par Bloomberg table sur un cours à 950 $ à fin 2019.

Enfin, le rhodium, résistant à la corrosion, et qui est utilisé dans les convertisseurs catalytiques et comme matériau de contact électrique, reste sur des niveaux proches de 3.000 $ l’once, selon les données de Johnson Matthey. D’après ce dernier, un cours du rhodium naviguant entre 2 500 $ et 3 500 $ est une juste valeur en raison de la demande, de la rareté et de l’utilité du produit et de la parité rand sud-africain/dollar. 

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Sujet(s) : Analyse des Cours
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