Cours du palladium

 

Pénurie de l’offre, demande croissante de l’automobile, spéculation… les raisons de la spectaculaire envolée des cours du palladium sont nombreuses. La barre des 2.000 $ n’est plus très loin ! A l’inverse, le platine continue de se négocier autour des 800 $.

« L’offre est incapable de tenir le rythme de croissance de la demande et les stocks existants disponibles à la consommation sont continuellement en train d’être épuisés », commentait, récemment, un stratégiste d’UBS. En effet, selon le premier producteur de palladium Norilsk Nickel, « en 2018, le marché était en déficit structurel pour la neuvième année consécutive ». Et la tendance n’est pas près de s’inverser à court terme. Le déficit pourrait « s'accroître dramatiquement en 2019 », a récemment pronostiqué Johnson Matthey, premier raffineur mondial de palladium.

Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant à ce que ce métal, utilisé à 80 % par l’industrie automobile pour la fabrication des pots catalytiques des véhicules à moteur essence, aille de record en record. Le 26 février 2019, le palladium a touché un nouveau sommet à 1.567,44 $ en séance, matérialisant un gain de l’ordre de 24 % depuis le début de l’année et de 88 % comparé au point bas du mois d’août (834,04 $). 

Le palladium à 2.000 $ ?

Le métal, majoritairement produit en Afrique du Sud et en Russie, vaut 20 % de plus que l'or (1.285 $ à Londres), pourtant considéré comme LA référence des métaux précieux. Pour l’heure, aucun autre métal n’est à même de rivaliser avec le palladium. 

Et pour la suite, quelle sera l’évolution des cours ? Si certains y voient le risque d’une bulle, chez Bank of America, on est clairement optimiste. Selon les analystes de la banque américaine, les cours vont poursuivre leur ascension jusqu’à 2.000 $ l’once, soit un gain potentiel additionnel de plus de 25 % par rapport aux prix actuels. 

Outre la pénurie de l’offre, la désaffection croissante des consommateurs et industriels pour le diesel et les menaces de grèves dans les mines sud-africaines, un autre facteur pourrait expliquer l’envolée des cours du palladium : la spéculation. Pour certains observateurs, il n’est pas improbable que des spéculateurs achètent du palladium à plein régime. D’autres n’hésitent pas à pointer du doigt un responsable : la Russie. Petit rappel historique : Moscou a constitué d’importants stocks durant les années de guerre froide, estimant que le palladium pourrait être utile pour réaliser de la fusion nucléaire à froid, or ces stocks s’épuisent… Le palladium fait partie des 14 métaux jugés « critiques » par Bruxelles.

Et pendant ce temps-là, le platine déprime… 

Pendant que le palladium s’envole, le platine reste à la peine. Le métal, qui entre dans le processus de fabrication des pots catalytiques des voitures à moteur diesel, ne vaut que 836,6 $ l’once, après un pic à 8.77,31 $ le 28 février, et affiche un modeste gain de 5 % environ depuis le 1er janvier. Les analystes de Bank of America ne se font guère d’illusion et tablent sur un prix de 883 $ à la fin de l’année 2019. Les fondamentaux jouent très clairement contre ce métal et seule une transition technologique, permettant une substitution du palladium par le platine, pourra redonner des couleurs à ce dernier. 

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