Publié le 8 févr. 2019

L’heure est à la détente sur les cours du palladium

Les cours du palladium se détendent un peu après des records en série pour le métal chouchou des constructeurs automobiles. L’écart avec le platine, qui peine à sortir de la zone des 800 $, reste toujours très important.

Cours du palladium

 

Après une envolée de plus de 70 % entre son point bas du mois d’août et son dernier record en date, celui du 17 janvier 2019, à 1.439,29 $, le palladium a logiquement subi quelques prises de bénéfices. L’once du métal, plébiscité par les constructeurs automobiles pour la fabrication des pots catalytiques de véhicules à moteur essence, se traite, jeudi 7 février, à 1.378 $, ce qui réduit sa hausse depuis le 1er janvier à 9,2%. Une performance tout de même, quand on sait que le métal s’est déjà offert une progression de 18,6% en 2018, après une hausse d’un peu plus de 50% en 2017. 

Un marché déficitaire 

L’orientation haussière du palladium n’est pas absolument remise en cause par cette correction. Et pour cause : la consommation de palladium excède largement sa production, amplifiant, par conséquent, le déficit du marché. Près de 1 million d’onces manqueront à l’appel cette année ! 

Du côté des géants miniers, la folle envolée des cours du palladium a permis de doper les résultats. Anglo American Platinum table sur un doublement de ses profits en 2018 et Impala Platinum, n°2 mondial du platine, a déjà annoncé avoir renoué avec les bénéfices au premier semestre de son exercice. « « Nous avons des clients qui nous demandent d’acheter tout notre palladium et notre rhodium », a déclaré Johan Theron, le porte-parole du groupe. Les cours du rhodium, qui sont peu commentés, sont eux aussi clairement orientés à la hausse : depuis juillet 2016, ils ont été multipliés par quatre, à un peu plus de 2.500 $ l’once. Mais tout cela ne compense pas les pertes subies par les groupes miniers qui sont principalement positionnés sur le platine. C’est ce qui explique que la direction d’Impala Platinum maintient son plan massif de 13.000 suppressions d’emplois. 

Le platine, un investissement pour les débutants ? 

Le platine, cousin de plus en plus lointain du palladium, peine à s’éloigner de la barre des 800 $. Il se négocie à 797 $ l’once, le 7 février, n’enregistrant qu’une hausse symbolique de … 0,2% depuis le début de l’année. Le métal, dont l’utilisation est moins « industrielle », entre dans la fabrication des systèmes d’échappement catalytiques pour les moteurs diesel, lesquels n’ont plus la cote, ni auprès du grand public ni auprès des constructeurs automobiles.

« Le platine est relativement peu aimé et bon marché par rapport aux autres métaux précieux », note, à juste titre, Nic Johnson du fonds Pimco. « Il suffirait d’une rotation de quelques pourcentages seulement des actifs de l’or vers le platine pour avoir un impact important sur les prix de l’offre et de la demande de platine [...]. La possibilité d’une telle rotation existe », affirme-t-il. Selon Nic Johnson, le platine représente une alternative, avec l’argent, pour les investisseurs débutants qui cherchent à introduire des produits de base dans leur portefeuille.

Moins optimiste, Frederic Panizzutti, de chez MKS, estime que si le platine peut connaître un rebond après sa petite performance de 2018, les fondamentaux n’en restent pas moins faibles et l’offre supérieure à la demande. 

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Sujet(s) : Analyse des Cours

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