Publié le 2 oct. 2026

Platine et palladium : un trimestre qui se finit sur un fil

Septembre clôt trois mois d'agitation constante. Platine et palladium terminent le mois sur leurs plus bas depuis l'été.

Le platine finit septembre à 1 719 $ tandis que le palladium est à 1 212 $. Le pic du 9 septembre (1 919 $ pour le platine, 1 381 $ pour le palladium) a été effacé en quelques jours. La faute à un Brent qui franchit à nouveau les 100 $ et à des anticipations de nouvelle hausse de taux.

Washington dicte la musique

  • Le 18 septembre, la Fed a relevé ses taux. Les marchés ont d'abord bien réagi : entendre qu'une nouvelle hausse était probable avant la fin de l'année, le platine a brièvement grimpé à 1 825 $ le 22. Mais quand la banque centrale a laissé rendements obligataires se sont envolés et le platine est retombé à 1 748 $ dès le 23.
  • Le 28 septembre, Donald Trump a rejeté la proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz. Sans tarder, le pétrole a bondi et le palladium est tombé à son plus bas depuis fin juin.

Depuis le 28 février, c'est le même schéma : géopolitique et politique monétaire réécrivent la partition tandis que les platinoïdes tentent de suivre le rythme.

3 mois de chorégraphie saccadée

Nouvelle cadence pour l’automobile

Le signal le plus fort du trimestre n'est pas venu des salles de marché. Entre les réorganisations des groupes automobiles (Volkswagen a annoncé 100 000 suppressions de postes d’ici 2030) et la chute des ventes de véhicules thermiques, le secteur tente de se réorganiser.

En parallèle, les hybrides avancent. Et contrairement aux véhicules électriques, ils embarquent des catalyseurs automobiles qui consomment plus de platine et de palladium que les moteurs thermiques classiques. Cette recomposition du marché automobile pourrait au final s’avérer une bonne nouvelle pour les platinoïdes.

Les petits PGM volent la vedette

Lors de la New York Platinum Week de septembre, le platine et le palladium, pourtant en hausse respective de 34 % et 8 % sur un an, ont généré moins d'enthousiasme que les autres métaux de la famille. Ce sont le rhodium (+34 % sur un an), l’iridium (record à 7 850 $) et le ruthénium (+81 %) qui ont capté l'attention. Pourtant, selon Metal Focus, les deux métaux resteront en déficit en 2026, et les débouchés dans l'IA dessinent de nouvelles sources de demande.

Les fondations sont là : hybrides côté automobile, IA côté industrie. Le quatrième trimestre nous dira si elles sont assez solides pour contrer les secousses géopolitiques.

Sujet(s) : Analyse des Cours

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