Cours rhodium, cours platine

 

Les cours des platinoïdes sont repartis à la hausse après un mois d'août particulièrement éprouvant, mais le palladium reste bien mieux orienté que son cousin, le platine. Quant au rhodium, il se négocie à plus de 2.000 $ l’once. 

L'été a été « chaud » pour les matières premières. Et l'issue de la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis de Donald Trump sera importante, en particulier pour les cours des platinoïdes, dont le premier consommateur est l’industrie automobile. Tout comme le sera l'évolution du dollar et la politique de taux de la Réserve fédérale américaine. 

Les prix atteints au cours du mois d'août, notamment sur le platine, à 755,55 $ l'once au plus bas, sont devenus problématiques, au point que certains groupes miniers sont contraints de réduire leur production. C'est le cas d’Impala Platinum. Le géant sud-africain, deuxième producteur de platine au monde, a annoncé la fermeture de cinq de ses onze principaux sites, soit une diminution de 30 % de sa production, et le licenciement de 13.000 de ses 40.000 employés dans les deux ans... Cela aura pour conséquence de réduire l'offre mondiale de ce métal, très usité dans les pots catalytiques des véhicules diesel, de près de 3,5 % et, dans la foulée, de faire repartir les prix à la hausse. Car tel est le but final de la direction. 

Pour l'heure, le platine n’a regagné que 4,5 %, pour se négocier à 790 $ l'once. Il reste donc loin de l'objectif de cours moyen des analystes qui se situe à un peu plus de 900 $ d'ici à la fin de l'année. Mais un rebond fort et rapide à très court terme paraît peu réaliste, surtout que les groupes industriels semblent prêts à bloquer leur prix d’achat sur le platine, ou pire, que les compagnies minières sont acheteuses aux cours actuels. Dans les deux cas, cela démontre clairement que l’industrie tire la sonnette d’alarme.

Le rhodium, deux fois plus cher que l'or

Plus positifs, les analystes de Seeking Alpha notent que les prix du rhodium - un autre des métaux appartenant au groupe du platine - envoient un signe que les investisseurs « ne peuvent pas ignorer ». Fin août, les cours du rhodium, qui se traitent uniquement sur le marché physique, se situaient aux alentours de 2.300 $ l'once, soit près de deux fois le prix de l'or ! A de tels niveaux, les industriels pourraient s’en détourner et redevenir acheteurs de platine, bien meilleur marché. 

Mais, plus que le platine, victime du désamour des industriels, notamment du secteur automobile depuis le scandale du Dieselgate, la chute de son cousin, le palladium, paraît encore bien plus surprenante et illogique. Preuve que la dégringolade des prix cet été était injustifiée, le métal a connu un rebond rapide et fort. De 834 $ l'once mi-août, les cours sont remontés à 974 $ en un mois, soit une hausse de près de 17 %. Selon les analystes, la structure des prix à terme et la rémunération de prêt du métal pointent en direction d'un marché toujours tendu. En effet, un prêt de palladium rapporte plus qu'un prêt d'espèces. Par exemple, le 16 août, le taux pour le prêt du métal blanc, qui trouve utilisation dans les pots catalytiques des véhicules essence, a atteint 6 %, un niveau qu'il avait déjà rallié au début de l'année lorsque le palladium se négociait tout près de ses plus hauts historiques.

La conjoncture est complexe et il est difficile de faire les bons arbitrages. Pour savoir si c’est le bon moment pour revendre votre pot catalytique, diesel ou essence, n’hésitez pas à contacter Autocycling en cliquant ICI.