Publié le 2 août 2019

Tout ce qui brille n’est pas de l’or

Incertitudes géopolitiques, négociations commerciales et craintes sur la croissance, tout concourt à soutenir les cours du palladium. Son cousin le platine est désespérément à la traîne !

Vous qui lisez régulièrement cette chronique, le savez déjà. Les autres vont le découvrir. L’or s’est fait distancer dans la course au métal le plus précieux. Alors même que le métal jaune, valeur refuge par excellence, a monté sur fond de craintes sur le front du commerce, de la croissance et de la géopolitique (notamment les tensions entre Washington et Téhéran), le palladium est devenu et reste le métal précieux le plus cher. A fin juillet, ce membre de la famille des platinoïdes, qui est principalement utilisé par l’industrie automobile pour la production des pots catalytiques des véhicules à moteur essence, se traite à 1.529 $ l’once, soit une prime toujours supérieure à 100 $ par rapport à l’or. Comparé au platine, son métal jumeau, les performances du palladium ont également été impressionnantes, le rapport platine / palladium ayant diminué de plus de moitié depuis le début de 2017.

Marché secondaire

Les moteurs de la hausse sont à rechercher du côté tant macroéconomique que du côté structurel. En effet, l’Afrique du Sud et la Russie, qui sont les principaux producteurs de palladium (qui est un sous-produit de l'extraction du platine et du nickel), font face à des défis en matière d’investissements et de production. Ajoutez à cela que l’offre reste excédentaire.

Le marché secondaire de la ferraille est celui où l'offre est appelée à augmenter rapidement au cours des prochaines années. De plus en plus de véhicules en fin de vie contiennent en effet une quantité importante de palladium dans leurs pots catalytiques. Le niveau et la complexité du recyclage vont aussi croître.

La situation du platine ne s’améliore donc guère. Simple anomalie de marché ou sanction justifiée ? Pour Ryan Giannotto, directeur de la recherche chez GraniteShares, « le platine est une aberration notable dans cette tendance » haussière. A 874 $, l’once de platine se traite avec une décote de 40% comparé à l’or et au palladium. Mais, pour Ryan Giannotto, le fait que ce métal, qui entre dans le processus de fabrication des pots catalytiques des moteurs diesel, n’ait pas participé au rally est peut-être une bonne chose. Son côté « bon marché » pourrait raviver la demande car, après tout, ses clients ne se limitent pas à la sphère automobile.

La palette d’utilisation industrielle du platine est large, allant des piles à combustible automobiles aux stimulateurs cardiaques, en passant par le verre pour les écrans d'iPhone. Quant aux investissements dans la recherche pour la substitution du platine au palladium, les experts sont de moins en moins nombreux à y croire, compte tenu de leurs coûts. Si des investissements doivent avoir lieu, c’est dans davantage dans l'électrification du véhicule car l’avenir du transport ne dépend clairement pas du moteur thermique.

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Sujet(s) : Analyse des Cours

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